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 Druss... [Terminé]

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Druss

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MessageSujet: Druss... [Terminé]   Jeu 18 Fév - 13:19

Nom : Il en a un en effet, mais le connaître ne vous apportera rien.

Prénom : Druss

Surnom : Ses surnoms arriveront en même temps que son histoire.

Race: Humain

Âge : 17 années

Élément : Terre, mais je ne suis pas sûr de faire faire de la magie à mon personnage

Psychologie : Pour lui, il n'y a pas de règles, seulement un code d'honneur: "Ne viole jamais une femme, ne fais pas de mal aux enfants. Ne mens pas, ne triche pas, ne vole pas. Laisse cela aux gens médiocres. Protège les faibles contre les forces du mal. Et ne laisse jamais l'idée du profit te guider sur la voie du mal." Ce n'est pas l'homme le plus intelligent du monde, mais il n'est pas pour autant bête. En tant qu'ouvrier il a appris à gérer une équipe afin d'arriver rapidement au bout du travail. Ce n'est pas un mauvais bougre, mais il est très sensible et un peu soupe au lait. Druss n'est pas quelqu'un de bien sensible à l'humour, il a toujours vécu dans la peur à cause de la mauvaise réputation que Kardan, son grand-père, a laissé à sa famille. Malgré le sentiment de solitude qui peut émaner de lui, il essaiera de s'intégrer à un groupe si celui-là peut l'aider à retrouver sa femme... Après l'enlèvement de cette dernière (Lire la bio), un sentiment de rage est né en lui, et il est plus que déterminé à la retrouver.

Physique : Un géant. C'est le mot qui vient à l'esprit quand on voit ce jeune homme de 17 ans. Il est bien plus grand que la plupart des gens, sa taille atteignant plus de 2 mètres. A cela s'ajoute son importante musculature qui se dessine en-dessous de tous ses vêtements. Presque aussi large d'épaules que le seraient deux hommes se posant côte-à-côte. Ses bras se sont formés à force de longues heures de dur labeur. Ses jambes quant à elle se sont développées en tirant les troncs des arbres morts ou même en courant pour échapper aux personnes souhaitant venger leur famille de la folie de Kardan. Ce géant possède des cheveux d'un blond éclatant qui sont coupés assez court qui sont accompagnés d'yeux bleus extrêmement clairs.

Particularités: On dit que quand on rencontre quelqu'un pour la première fois, on peut le définir soit comme une proie, soit comme une menace. Quand on voit Druss pour la première fois, il passera dans le camp de la menace.

Equipement: Une hache à double lames avec un manche en métal noir (Description un peu plus complète de l'équipement de Druss dans la biographie/psychologie/physique)
Spoiler:
 

Biographie/Psychologie/Physique :[Attention ! Ce texte risque d'être très très long]

La hache faisait un mètre vingt de long, sa tête pesait cinq kilos. La lame était immaculée, et aussi tranchante qu'une épée. Le manche était joliment incurvé, taillé dans du bois d'orme de plus de quarante ans. Pour n'importe qui, il s'agissait d'un outil lourd, difficilement maniable et surtout imprécis. Mais dans les mains du jeune homme blond qui se tenait devant le hêtre majestueux, la hache chantait dans les airs et semblait aussi légère qu'un sabre. A chacun de ses amples coups, la tête s'enfonçait un peu plus profond dans la chair de l'arbre, précisèment là où le forestier l'avait voulu.
Druss recula et leva les yeux vers la cime de l'arbre. Il y avait plusieurs grosses branches qui saillaient vers le nord. Il fit le tour de l'arbre pour jauger de la direction de la chute. Puis il se remit à l'ouvrage. C'était son troisième arbre de la journée et ses muscles commençaient à lui faire mal; de la transpiration luisait sur son dos dénudé. Ses cheveux blonds étaient trempés de sueur, et des gouttes dégoulinaient le long de ses sourcils, lui piquant les yeux. Il avait la gorge sèche, mais il voulait finir son travail avant de s'accorder un rafraîchissement.
Un peu à l'écart sur la gauche, les deux frères, Pilan et Yorath, étaient assis sur un tronc abattu. Leur travail consistait à élaguer les arbres tombés pour récupérer les branches qui serviraient de petit bois pour l'hiver, et ôter l'écorce du tronc. Mais ils s'arrêtaient souvent dans leur tâche et Druss pouvait les entendre parler des filles du village, de leurs avantages et de leurs vices.
Druss ne les aimait pas.
Druss souleva sa hache et, d'un coup assourdissant l'enfonça dans l'encoche qui s'agrandissait à vue d'oeil. Il réitéra le coup une dizaine de fois contre la base du tronc. Puis une autre série de dix, précise et puissante. Trois coups de hache encore, et l'arbre céderait dans un craquement à fendre l'âme. La chute allait être dure.
Il recula d'un pas pour regarder de nouveau l'endroit où allait tomber l'arbre. Un mouvement attira son attention. Une petite fille à la tête blonde était assise sous un buisson, une poupée à la main.
-Kiris ! Gronda Druss. Je vais compter jusqu'à trois, et si tu n'as pas décampé d'ici là, je t'arrache une jambe et je te frappe avec le moignon ! Un... deux...
L'enfant ouvrit de grands yeux et sa mâchoire s'affaissa. Elle laissa tomber sa poupée de chiffon et déguerpit du buisson et hurlant pour aller se cacher dans la forêt. Druss secoua la tête. Il marche jusqu'au buisson et récupéra la poupée, qu'il passa dans sa large ceinture. Il sentit le regard des autres sur li et sur ce qu'ils pensaient : Druss la brute, Druss le cruel - c'est comme ça qu'ils le voyaient. Et peut-êtrr avaient-ils raison.
Il les ignora et retourna sur son arbre. Il souleva une nouvelle fois sa hache et l'enfonça avec force dans le hêtre. L'arbre poussa un gémissement et une déchirure assourdissante retentit, qui noya les bruits de hachettes et de scies aux alentours. Le hêtre tomba, se dévissant dans sa chute. Druss se tourna vers l'outre d'eau qui pendait à une branche non loin ; la chute de l'arbre signifiait qu'il était l'heure de déjeuner, et tous les jeunes villageois se rassemblèrent sous le soleil, riant et plaisantant. Mais personne n'approcha Druss. Sa dernière bagarre avec Alarin, le soldat, les avait perturbés. A présent, ils le regardaient avec encore plus de méfiance qu'auparavant. Aussi mangea-t-il à l'écart, se nourrissant de pain et de fromage, faisant passer le tout avec de grandes gorgées d'eau fraîche. Druss s'arrêta quand un homme à la barbe noire arriva dans la clairière. Il était grand et large d'épaules; ses yeux avaient la couleur des nuages d'hiver. Druss regarda son père approcher et se leva.
-Habille-toi et suis moi, lui lança Bred en partant d'un bon pas vers les sous-bois.
Druss enfila sa chemise et le suivit. Le grand homme s'assit près d'un cours d'eau torrentueux, hors de portée des oreilles des jeunes. Druss l'y rejoignit.
-Tu dois appre,dre à te contrôler mon fils. Tu as failli le tuer.
-Je ne l'ai frappé... qu'une seule fois
-Oui, mais cette seule fois lui a brisé la mâchoir et cassé trois dents.
-Les anciens ont décidé d'une punition ?
-Oui. Je vais devoir m'occuper d'Alarin et de sa famille pendant tout l'hiver. Je n'avais vraiment pas besoin de ça mon garçon.
-Il a tenu des propos offensants sur Catriona, et je ne le tolérerai pas. Jamais.
Bred prit une profonde inspiration, mais avant de parler, il jeta un caillou dans l'eau. Puis il soupira.
-On ne nous connaît pas ici, Druss - à part comme de bons ouvriers et villageois. Nous avons du faire un long chemin pour ne plus porter l'opprobre que mon père a jeté sur notre famille. Aussi, tire les enseignements de sa vie. Il ne pouvait pas se contrôler - ce qui a fait de lui un paria, un renégat, un boucher sanguinaire. Et comme bon sang ne saurait mentir, je m'inquiète pour nous.
-Je ne suis pas un tueur. Si j'avais voulu le tuer, je lui aurait brisé le cou d'une manchette.
-Je sais. Tu es fort ; tu tiens cela de moi. Et fier ; cela doit venir de ta mère - qu'elle repose ne paix. Les dieux seulent savent combien de fois j'ai dû ravaler ma fierté.
Bred se caresse la barbe et se tourna pour regarder son fils droit dans les yeux.
-Nous vivons dans une petite communauté, et il ne faut pas qu'il y ait de violence entre nous - nous n'y survivrions pas. Tu comprends ?
-Je tiendrai compte de tes conseils.
-Je dois retourner au mur. Il devrait être fini d'ici trois jours ; on dormira plus tranquillement après.
-Tu auras le bois à temps, promit Durss.
Bred s'en alla. Il n'avait pas fait cent pas qu'il se retourna.
-Si jamais ils te pbannissaient, fils, tu ne partirais pas seul. Je viendrais avec toi.
Druss acquisçaa.
-Cela n'arriva jamais. J'ai déjà promis à Catriona que j'allais me calmer.
-Je parie qu'elle était en colère, fit Bress en souriant.
-Pire. Elle m'a dit que je l'avais déçue. (Druss gloussa.) La décéption d'une jeune mariée est plus acérée que la dent d'un serpent.
-Tu devrais rire plus souvent, mon garçon. Ça te va bien.
Mais tendit que Bred s'éloignait, le sourire disparut du visage du jeune homme. Il regardait l'ecchymose sur son poing. Il se souvint des émotions qui l'avaient submergé en frappant Alarin. De la colère d'abord, et une envie sauvage de se battre. Mais quand son poing avait fait mouche et qu'Alarien était tombé, une seule émotion avait remplacé toutes les autres, brève et incroyablement fort.
La joie. Un plaisir à l'état brut, d'un genre et d'une intensité qu'il n'avait encore jamais ressentis. Il ferma les yeux et essaya d'oublier la scène.
-Je ne suis pas mon grand-père, se dit-il à vois haute. Je ne suis pas un fou.
Le soir même il répéta ces mots à Catriona, tandis qu'ils étaient tous les deux allongés dans le grand lit que Bred avait fabriqué en guise de cadeau de amriage.
Elle roula sur le ventre et posa son visage contre son torse ; ses cheveux longs étaient aussi doux que de la soie sur l'épaule musclée de Druss.
-Bien sûr que tu n'es pas fou mon amour, le rassura-t-elle. Tu es l'homme le plus doux que j'ai rencontré.
-Ce n'est pas ainsi qu'ils me voient.
-Je sais. Mais tu as eu tort de briser la mâchoire d'Alarin. Ce n'étaient que des mots - et ce n'est pas grave s'ils n'étaient pas gentils. Rien que des sons vite emportés par le vent.
Il la repoussa gentiment et se redressa dans le lit.
-Ce n'est pas aussi simple Catriona. Cela faisait des semaines que cet homme me cherchait des noises. Il cherchait la bagarre - parce qu'il voulait m'humilier. Il n'y est pas arrivé. Et personne n'y arrivera jamais.
Elle trembla.
-Tu as froid ? lui demanda-t-il en la prenant dans ses bras
-Marche-Mort murmura-t-elle.
-Quoi ? Qu'est-ce que tu dis ?
Elle battit plusieurs fois des paupières. Puis elle sourit et l'embrassa sur la joue.
-Rien. Oublions Alarin et soyons simplement heureux d'être ensemble.
-Je serais toujours heureux avec toi, répondit-il. Je t'aime.

Les rêves de Catriona furent sombres et agités. Le lendemain, sur les bords de la rivière, elle n'arrivait toujours pas à chasser les images de la nuit. Druss, vêtu de noir et d'argent, une hache gigantesque à la main, debout sur une colline. Des lames de la hache s'écoulait un flot d'âmes, tourbillonnant en volutes de fumées autour du tueur implacable. Marche-Mort ! La vision avait été d'une incroyable puissance.
Mari, une amie de Catriona approcha et comme toujours essaya de résoudre un mystère.
-Cat, pourquoi es-tu venue habiter ici ?
-Tu le sais bien, répondit Catriona avec gêne. Père voulait vivre dans les montagnes.
-C'est ce que tu as toujours dit - mais je n'y ai jamais cru. Tu mens très mal - tu deviens tout rouge et tu détournes les yeux.
-Je... ne peux pas te le dire. J'ai promis.
-Je croyais que nous étions amies, dit Mari. Je croyait qu'on pouvait se faire confiance.
-C'est le cas. Vraiment !
-Je ne le dirai à personne.
-Je sais, mais cela gâcherait notre amitié.
-Rien ne le pourrait. Depuis combien de temps es-tu ici ? ? Nous sommes-nous déjà battues ? Oh allez Catri. Où est le mal ? Dis-moi ton secret et moi je te dirais le mien.
-Je le connais déjà, murmura Catriona. Tu t'es donnée au capitaine quand elui et ses hommes étaient ici en patrouille l'été dernier. Tu l'as emmené dans le pré en bas.
-Comment as-tu découvert cela ?
-Je peux voir ce que les gens pensent. Et parfois je peux prédire ce qui va arriver. Voilà mon secret.
-Oh Catri' c'est formidable ! Dis moi la bonne aventure !
-Tu ne le répèteras à personne ?
-Je te l'ai promis non ?
-Parfois, ça ne marche pas.
-Essaie quand même, l'encouragea Mari qui brandissait sa main potelée.
Catriona referma ses doigts fins sur la paume de Mari, mais soudain, elle tressaillit , et le sang reflua de son visage.
-Qu'y a-t-il ?
Catriona se mit à trembler.
-Je... Je dois trouver Druss. Peux...pas...parler...
Elle se leva et partit en titubant, abandonnant son linge.
-Catri ! Reviens !
Sur la colline surplombant la ville, un cavalier regardait les femmes au bord de la rivière. Puis il repartit au galop en direction du nord.

Les pensées de Bred vagabondaient - des souvenirs sombres se déversèrent dans son esprit. Il revit le dernier jour de Kardan, couvert de sang, entouré par ses ennemis. Six hommes étaient déjà morts, et sa satanée hache tailladait toujours de droite à gauche... Puis une lance lui avait transpercé la gorge. Du sang bouillonnait à grands flots de la blessure, pourtant Kardan avait eu le temps de tuer le lancier avant de tuer à genoux. Un homme était arrivé en courant dans son dos et lui avait assené un terrible coup à la tête.
Du haut de sa cachette, dans l'arbre, le jeune Bred, âgé de quatorze ans seulement, avait regardé son père mourir. Puis il avait entendu un des tueurs lancer ces mots.
-Le vieux loup est mort - au tour du louveteau.
Il était resté toute la nuit dans l'arbre, au-dessus du corps décapité de son père. Il n'était pas triste. Il éprouvait seulement un sentiment étrange de soulagement et de remords à la fois. Kardan était mort: Kardan le boucher, Kardan le tueur . Kardan le démon.
De retour à la réalité, Bred entendit un martèlement de sabots dehors. Puis il alla jusqu'à la porte. Des hommes en armes venaient de faire irruption dans le village, l'épée à la main.
Bred vit Catriona courir au milieu des maisons, sa robe relevée au niveau des cuisses. Elle vit les pillards et essaya de faire demi-tour, mais un cavalier l'attrapa. Bred courut à l'extérieur et se jeta sur l'homme, le tirant au sol. Le cavalier chuta durement et lâcha son épée. Bred la ramassa quand une lance se planta dans son épaule. Il poussa un rugissement de colère et se retourna d'un bond, brisant la lance en deux. Il donna un coup d'épée. Le cavalier tomba et le cheval rua;
Un groupe de cavaliers l'encercla aussitôt, lances baissées.
A cet instant précis, Bred sur qu'il allait mourir. Le temps s'arrêta. Il regarda le ciel et ses nuages bas. Il respira l'odeur de l'herbe fraîchement coupée dans les prés. D'autres pillards traversaient le village au galop. Il entendit les hurlements des villageois qu'on tuait. Tout ce qu'ils avaient batî en vain. Une rage terrible monta en lui. Il agrippa fermement l'épée à deux mains, et poussa le cri de guerre de Kardan.
-Sang et Mort ! beugla-t-il.
Et il chargea.

Tailia et Berys débouchèrent en courant dans la clairière. Leur visage exprimait la peur. Elles regardaient derrière elles les cavaliers qui les poursuivait. Druss attrapa sa hache d'un geste brusque et courut à leur rencontre, Tailia, qui ne regardait pas devant elle, trévucha et tomba.
Six cavaliers surgirent des arbres, leurs armures brillaient sous les rayons du soleil. Druss aperçut des heaumes ornés d'ailes de corbeaux, des lances et des épées. Les chevaux étaient couverts d'écume. Les guerriers, en voyant les trois jeunes hommes, poussèrent des cris de bataille et éperonnèrent leurs montures.
Pilan et Yorath s'enfuirent vers la droit. Trois cavaliers les prirent en chasse, et les trois autres chargèrent Druss.
Le jeune homme s'arrêta et les attendit patiemment, la hache posée négligemment contre sa poitrine nue. Droit devant lui, il y avait un arbre abattu. Le premier cavalier, un lancier, sallongea sur sa selle et son hongre sauta par-dessus l'obstacle. Ce fut le moment que choisit Druss pour réagir. Il bondit en avant, balançant sa hache en un arc de cercle meurtrier. Lorsque le cheval atterrit, la hache passa au-dessus de sa tête et de planta dans la poitrine du lancient, transperçant son plastron, broyant ses côtes. Le choc éjecta l'homme le de la selle. Druss essaya de dégager sa hache, mais les lames étaient prises dans l'armure fracturée. Une épée passa à côté de sa tête, et il dut plonger dans l'herbe. Comme un cavalier fonçait sur lui, Druss s'arracha au sol et agrippa la patte avant droit de l'étalon. D'une poussée impressionnant, il renversa le cheval et son cavalier. Puis, il sauta par-dessus l'arbre et courut jusqu'à l'endroit où les deux jeunes avaient abandonné leurs hachettes. Il saisit la première et se retourna. Un pillard galopait vers lui. Druss arma son bras, et le lança brusquement en avant. La hachette fendit les airs et les lames s'écrasèrent contre les dents de son assaillant, qui vacilla sur sa selle. Druss se précipita pour le désarçonner. Le pillard , qui avait sous le coup laissé tomber sa lance, essaya de dégainer une dague. Druss la lui fit sauter des mains et balança un coup à briser les os sous le menton du guerrier. Il rattrape la dague et l'enfonça d'un coup sec dans la gorge découverte de l'homme.
-Attention, Druss ! hurla Tailia.
Druss se retourna à temps pour voir une épée se diriger dangereusement vers son ventre. Il para la lame avec son avant-bras, et décocha une droite terrifiante dans la mâchoire de l'assaillant qui fut soulevé de terre sous l'impact. Druss lui sauta dessus. D'une main il lui attrapa le menton et de l'autre son front. D'un geste vif, il lui tordit le cou. Il entendit ses os craquer comme des brindilles sèches.
Il fonça vers le premier adversaire et dégagea la hache. Tailia sortit en courant de sa cachette dans les buissons.
-Ils attaquent le village , dit-elle les larmes aux yeux.
Druss l'observa quelques secondes et courut en direction du village. Il dévala la pente , trébucha et tomba, roulant sur lui-même. Il perdit sa hache mais ne chercha pas à la récupérer en se relevant. Il reprit sa course - à travers les prés, la plaine et les portes à moitié achevées. Il y avait des cadavres partout. Le père de Catriona, Noren le comptable, avait la gorge tranchée. Son sang avait maculé la terre autour de lui.
Druss avait du mal à respirer, aussi s'arrêta-t-il pour contempler la scène qui s'étalait devant lui sur la place du village. Les vieilles femmes, les enfants, et tous les hommes étaient morts. Druss avança en titubant et vit Kiris, la petite fille aux boucles d'or que le village aimait tant. Elle était là, étendue morte sur le sol, sa poupée de chiffon à ses côtés. Le corps d'un autre enfant était adossé à un bâtiment ; une tache de sang sur le mur, au dessus de sa tête, indiquait la manière dont il avait été tué.
Puis il découvrit le corps de son père, allongé à l'extérieur, les cadavres de quatre pillards autour de lui. Patica, sa femme était à ses côtés, un marteau à la main ; sa robe de laine marron était couverte de sang. Druss tomba à genoux devant son père. Il avait des blessures terribles au ventre et à le poitrine. Sa main gauche était presque sectionnée au niveau du poignet. Bred grogna et ouvrit les yeus.
-Druss
-Je suis là, Père.
-Ils ont emporté les jeune femmes... Catrion... en fait partie.
-Je les retrouverai.
Le mourant jeta un regard vers le cadavre de la femme qui était à ses côtés.
-C'était une brave fille ; elle a essayé de m'aider. J'aurais du l'aimer plus.
Bred soupira puis s'étrangla comme le sang lui montait à la gorge. Il cracha.
-Il y a ... une arme. Dans la maison... Le mur du fond, sous le plancher... Elle a un passé effrayant. Mais... tu vas en avoir besoin.
Druss baissa les yeux bers le mourant et leurs regards se croisèrent. Bred leva la main sa main droite. Druss la saisir.
-J'ai fait ce que j'ai pu mon garçon, dit son père.
-Je sais.
Bred était en train de s'éteindre, et Druss n'était pas habile avec les mots. Il souleva plutôt son père dans ses bras et l'embrassa sur le front, le serrant contre lui jusqu'à ce que le dernier souffle de vie quitte son corps brisé.
Enfin, il se releva et entra dans la maison de son père - les placards étaient grands ouverts, les tiroirs renversés et les tapisseries avaient été arrachées des murs. Mais le compartiment secret au fond de la pièce était intact. Druss ôta les lattes du plancher et souleva le coffre couvert de poussière. Il était fermé à clé. Druss fouilla l'atelier de son père, revint avec un marteau et un ciseau à bois qu'il utilisa pour forcer les charnières. Puis il arracha le couvercle du coffre. la serrure de bronze se tordit et céda.
A l'intérieur, dans une toile cirée, se trouvait une hache. Et quelle hache ! Druss la déballe révérencieusement. Le manche en métal noir était aussi long que son bras, et les deux lames de la tête ressemblaient aux ailes d'un papillon. Il en testa le tranchant sur son pouce ; l'arme était aussi affûtée que le rasoir à barbe de son père. Il y avait des runes qui y étaient gravées. Car il s'agissait de la hache maudite de Kardan, l'arme qui avait tué des hommes, des femmes, et même des enfants au temps de sa terreur. Ces mots, aujourd'hui faisaient parti du sombre folklore de l'Systyr.

Snaga l'Expéditrice, les lames sans retour

Il souleva la hache et fut surpris par sa légèreté et son équilibre.
En dessous, dans le coffre, était plié un gilet de cuir noir, dont les épaules avaient été renforcées par des lamelles d'acier ; deux gants de cuir noir, cloutés de métal au niveua des phalanges ; une paire de bottes noirs. Sous les habits se trouvait une petite bourse dans laquelle Druss trouva de l'argent.
Il retira ses chaussures de cuir mou et enfila les bottes qui remontaient jusqu'aux genoux ainsi que le gilet. Tout font du coffre, il dénicha un heaume de métal noir, bordé d'argent ; une petite hache en argent flanquée de deux crâne du même métal était gravée sur le devant du heaume. Druss mit le heaume et souleva de nouveau la hache. En contemplant son reflet dans les lames polies, il vit une paire d'yeux d'un bleu glacé, vides et dénués de sentiment.
Snaga: forgée sur une autre planète par un maître artisan. Les lames n'avaient jamais eu besoin d'être affutées, car en dépit de toutes les batailles et autres escarmouches qui avaient jonché la vie de kardan, elles ne s'étaient jamais émoussées. Pourtant avant d'arriver en possession de Kardan, les lames avaient déjà bien servi. Kardan avait acquis cette hache de guerre lorsqu'il avait pillé un vieux tumulus où reposaient les os d'un ancien guerrier, un monstre de légende, Caras, le Roi de la Hache.
-C'est une arme démoniaque, avait confié un jour Bred à son fils. Tous ceux qui l'ont portée étaient des tueurs sans âme.
-Alors pourquoi la gardes-tu ? avait demandé son enfant âgé de treize ans?
-Là où je la garde, elle ne peut pas tuer, avait été la seule réponse de Bred.
Druss contemplait les lames.
-Maintenant tu peux tuer, murmura-t-il
Puis, il entendit un cheval arriver au trot. Lentement, il se leva.


Animal : Je dirais un Ours à poils blonds, même si je ne compte pas vraiment l'utiliser ^^

Pouvoir : Séisme (Terre) et Vitesse (Foudre)

Lu et approuvé le règlement: Bien sûr Smile

Les 3 mots ont été envoyés au Conteur: Ouaip'

P.S - Je tiens à m'excuser pour l'avatar, il correspond au personnage, mais son équipement est totalement différent, et Druss est plus costaud que ça =S Niveau stature, il ressemble plus à ça -->
Spoiler:
 


Dernière édition par Druss le Ven 19 Fév - 10:30, édité 7 fois
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Druss

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MessageSujet: Re: Druss... [Terminé]   Jeu 18 Fév - 13:20

Je tiens juste à dire que j'ai terminé ma fiche Smile
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Raën Meynor
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MessageSujet: Re: Druss... [Terminé]   Jeu 18 Fév - 17:47

Je valide la fiche.

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MessageSujet: Re: Druss... [Terminé]   Jeu 18 Fév - 17:49

    Il tourne les pages, l’air ailleurs, mélancolique. Depuis combien de temps es-t-il là ? Depuis combien de temps tourne-t-il les pages ? Il ne sait pas. Il ne sait plus. Il ne veut pas le savoir. Il est là. Assis. Sur son bureau. Il tourne les pages.

    Il est le Conteur.

    Un léger soupir s’échappe de ses lèvres. Les mots défilent sous ses yeux, ses mains tachées d’encre survolent le papier. Une histoire de Seigneur. Une histoire d’Empereur. Une histoire de rebelle. Une Histoire. C’est un beau début. L’idée est bonne. Dû moins l’espère-t-il. Bah de toute façon personne ne lira ce livre à part lui. Il est le gardien. Combien de pages a-t-il déjà écrit ? Il ne sait pas. Il ne sait plus.

    Histoire d’un jour. Histoire d’amour. Histoire d’aventure. Histoire d'un guerrier. Oui, pourquoi pas. Un guerrier. D’un geste absent, les yeux plongés dans son grimoire, il saisit sa plume. Des doigts légers et gracieux la plongent dans un petit encrier bleu. Tâche d’encre. Saleté. Obscure. Art. Imagination. Et maintenant ? Quelle suite pour ce jeune homme ? Il Réfléchit. Sa plume est suspendue dans les aires. Il va écrire l’Histoire. Il attend.

    Papier velours. Papier crépi. Papier chiffon. Papier d’argent. Papier. Source d’imagination. Source de vide. Source de liberté. Source de blanc. Il inspire, profondément. Laisser venir l’idée. Laisser venir l’art. Par quel acte commencer ? Par quelle phrase entamer ? Par quel mot débuter ? Son regard s’anime. Ses lèvres s’étirent. Réflexion. Pensée. Silence. Artiste.

    Ce n’est pas à lui à choisir. Il est le conteur. Il n’est pas le personnage. Tout Conteur le sait. C’est le personnage qui guide l’auteur. C’est le personnage qui emprunte sa propre voit. Alors montre-la moi jeune homme, montre-moi ton chemin. Guide-moi et j’écrirais ton histoire dans le grimoire de la vie. Ma plume est prête, mes doigts glissent, la feuille est vierge. Je t’attends.

    Il sourit. Le sablier vient d’être retourné. Le temps est compté. Enfin.

    Il est le Conteur.

_________________

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